Comme chaque année à même époque, la dernière réunion 2007 se passait chez Delebarre. Une nouveauté néanmoins, puisque le thème retenu pour cette réunion était de déguster le même vin mais sur 3 millésimes différents, à l’aveugle s’il vous plait !!!
Avant de démarrer cette grande expérience, un premier vin dégusté à titre d’apéritif. Il s’agit d’un MACON CHARNAY « Bois Maréchal » du domaine Pierre Véssigaud basé à POUILLY en Bourgogne. Le domaine Vessigaud est une petite propriété datant du XVIIIe siécle dont le vignoble est à cheval sur les communes de Pouilly et de Fuissé. Avec une exposition sud-est, les sols sont argilo calcaires assurant aux vins à la fois structure et élégance. Le cépage est le chardonnay. Les productions sont des Pouilly-Fuissé, des Macon-Fuissé, des Macon-Solutré, ainsi que du Saint Amour.
MACON CHARNAY « Bois Maréchal » 2006 :
Age moyen des vignes 5 ans, parcelle située à 180 m exposée plein sud. Récolte à pleine maturité, fermentation longue sur 3 mois à basse température sans levurage.Couleur or jaune, limpide formant de nombreuses larmes, nez gourmand légèrement boisé avec une note florale. La finale est souple, à la fois fruits secs et fleurs avec quelques notes de grillé.
Le millésime 2005 est coup de cœur du Guide Hachette 2007.
Prix évalué à : 15 € Prix réel : 10
€. Rapport qualité/prix : Bon
Vin jugé frais, gai, « Sarkozien », bon nez mais décevant en bouche.
Passons à la première expérience d’une dégustation simultanée du même vin sur 3 millésimes. Le vin retenu est un PAUILLAC, le château CROIZET BAGES de 1996, 1999 et 2005.
Appellation PAUILLAC
A peine plus peuplée qu’un gros bourg, Pauillac située sur l’estuaire de la Gironde est une vraie petite ville agrémentée d’un port de plaisance sur la route du canal du midi. C’est aussi la capitale du Médoc viticole, tant par sa situation géographique, au cœur du vignoble, que par la présence de 3 premiers crus classés : Lafite-Rotschild, Latour et Mouton-Rotschild.
C’est également à Pauillac, au terminal 700 qu’arrivent les pièces de l’A 380, ensuite acheminées jusqu’à Toulouse.Classé AOC en 1936, le vignoble de Pauillac couvre environ 1200 hectares. Il se situe à une quarantaine de kilomètres au nord de Bordeaux sur la rive gauche de la Gironde. L’appellation Pauillac rassemble 18 crus sur les 60 du Médoc. Outre les 3 premiers déjà évoqués, 2 seconds crus, 1 quatrième et 12 cinquièmes.
Provenant de croupes graveleuses très pures, les Pauillac sont des vins corsés, puissants et charpentés, néanmoins au bouquet délicat. Ils évoluent très heureusement au vieillissement. Robe de velours légèrement ambrée, riches en tanin et corsés. Aromes de fruits rouges (cassis, framboise) ou de fleurs (violette, rose, iris) qui se fondent en un bouquet long en bouche.
CHATEAU CROIZET BAGES
Dés le XVIIe siècle, l’existence de ce vignoble est déjà établie. C’est en 1934 que la famille QUIE en devient propriétaire jusqu’à ce jour. La totalité de la propriété est située sur le plateau de Bages qui surplombe la ville de Pauillac. De ce fait tout le vignoble bénéficie du même type de sols, des graves profondes mélangées avec un peu de terre noire pauvre. Pendant 20 ans le vignoble fut en cours de reconstitution désormais totalement aboutie.
Superficie du vignoble : 28 hectares, age moyen : 30 ans, production moyenne : 130 000 bouteilles. Cépages : Cabernet Sauvignon 50%, Cabernet Franc 12% et Merlot Noir 38%.
Notes 1855 et Parker :
1996 : 3,5 cœurs sur 5, 87/100 – Prix évalué à : 26 € Prix réel : 22.95 €.
1999 : 2 cœurs sur 5, 78/100 – Prix évalué à : 17 € Prix réel : 17 €
2005 : 3,5 cœurs sur 5, 85-87/100 – Prix évalué à : 15 € Prix réel : 19.95 €
A noter qu’après de légères hésitations, nous avons trouvé et l’ordre des millésimes et l’année nettement moins bien notée que les autres (1999). Au final 2005 était, de l’avis unanime, le meilleur rapport qualité/prix.
Le dernier événement de la soirée fut, de renouveler la bonne idée de Vincent, déjà essayée l’an dernier. A savoir fêter Noël avant l’heure par un cadeau croisé.
J’ai enfin compris l’insistance répétée de Vincent à appliquer le principe de l’échange à l’aveugle. Il suffisait de regarder l’air ébahi de notre cher ami Président qui s’est vu souffler le millésime 1957, apporté par César-Yves, avec un étonnement qui n’avait d’égal que la décontraction de Vincent ravi de lui avoir joué ce bon tour.
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